Chapitre 3 : Maya 17, Reine et Mère

Publié le par Francis Creg / Martine / Nadine

L’escadrille de gardiennes avec, à sa tête, la Capitaine Georgette et Minidoubs sur son dos, arrive au rucher 800, l’ensemble des habitations à ossature bois et toiture unique appelées     ‘’ ruches ‘’ par les propriétaires du site.



L’atterrissage se fait en douceur sur le tarmac, une escorte prend en charge la chef du groupe  et son invité, puis arrive à la bâtisse 17.

 


Aussitôt après avoir franchi le sas permettant d’arrêter les intrus indésirables et le stock trop important de grains récoltés sur les fleurs par les jardinières et appelés ‘’ Pollen ‘’, Georgette prévient la Reine Maya 17.

 

 


  Photo d'Alain Benoit "La Cité de l'abeille"


« Majesté ! J’ai accompagné un jeune minigoss qui veut vous connaître.

 

 


Attends un peu, je suis en train de pondre : 542, 543, 544…

 


- Je crois que l’on arrive un peu trop tôt, commente Georgette à voix basse.

En attendant, je commence à te faire visiter… Tu vois là-haut plusieurs de mes copines qui aident notre reine à pondre, ce soir on aura près de 2000 bébés de plus à nourrir, peut-être un peu moins mais j’aime bien exagérer.


- Je vois que chez vous, on bat largement l’élevage des poulets de Bresse.

Qui est le père de tous ces oeufs ?


- Ici, on dit ‘’ les larves ‘’ et il y a une centaine de pères potentiels.

Mais seulement une dizaine de courageux arrivent à atteindre leur cible très haut placée… D’ailleurs la Reine le sait : ils sont épuisés et meurent aussitôt, elle ne veut pas qu’ils s’imposent et fassent la loi, il ne manquerait plus que ça…


- Quand même ! Avec tous les risques qu’apporte le SIDA ! Quelle honte !… C’est légal ?


- Oui ! C’est la loi de notre civilisation. Chez certains humains c’est l’inverse, il y a parfois plusieurs femelles pour un mâle mais deux ou trois, pas plus, heureusement pour eux car chez nous, quel boulot !… Tu vois tous ces mâles là-bas, ce sont des obsédé sexuels, des  paresseux qui nous laissent faire toutes les tâches et sont incapables de se nourrir sans notre aide.


- Il paraît que certains mâles humains sont comme ça.


- Ici on appelle les nôtres ‘’ faux bourdons ‘’, certains font quelques petits boulots pour bien se faire voir mais, contrairement à nous, ils ne peuvent pas défendre la colonie, alors que nous, les femelles, nous sommes armées et capables de mourir pour la patrie…


- Alors, que décide votre reine ?


- L’approche de la mauvaise saison risquera de nous faire manquer de nourriture, alors nous nous arrangerons pour les faire sortir et les empêcher de revenir…


- Ils sont donc condamnés à mourir ?


- Certainement, à moins qu’ils arrivent à se faire embarquer en douce vers un autre rucher à l’aide d’un passeur, mais c’est peu probable car ils n’ont pas les moyens de payer et surtout, ils seraient considérés comme de nouveaux prédateurs, les autres colonies sont très méfiantes. »

 

Minidoubs est très impressionné par ce début de visite. C’est alors qu’intervient la Reine du lieu, un peu fatiguée par son long et douloureux travail de ponte.

 

« Voilà, j’ai fini !… Patricia ! Marion, Josiane ! Alice ! Mélanie !… Réveillez Georges et Lucien, puis faites ensemble un peu de ménage mais ensuite virez les garçons sinon ils vont s’empiffrer, et commencez à nourrir mes bébés. Voyons ! Comment vais-je les appeler ?…


- Majesté ! Mon jeune ami Minidoubs veut s’assurer qu’il ne vous dérange pas…


- Pas du tout, approche !… Je te souhaite la bienvenue, c’est Georgette qui va t’expliquer notre fonctionnement dans les grandes lignes et qui te montrera nos productions… »



 

 

                

                 






À suivre chapitre 4 : les ouvrières…

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marion 20/11/2009 21:47


Merci MrBourdon pour l'histoire de minidoubs...
Et Martine encore BRAVO pour tout tes dessins !!!

Très bonne Présentation du blog ^^


rucher des 800 20/11/2009 22:24


merci Marion et bon week end......bzzzzzzzzzz